Il y a deux semaines de cela, la bande de fous furieux emmenés par Liam Howlett dévoilait son titre « Invaders Must Die ». Il s’agit du premier single de l’album éponyme à paraître le 2 mars, sur leur propre label au nom évocateur : « Take me to the hospital ». Hélas quand on y regarde de plus près, ça ne serait peut-être pas une si mauvaise idée d’aller faire un tour au bloc…
On se retrouvait à l’écoute avec un morceau pas franchement novateur, à peine plus accrocheur, et même assez terne… Soyons fairplay, celui-ci se tient à peu près, avec juste assez de saturation, de distorsion et de gros son pour être acceptable dans la discographie du groupe. N’empêche, ça faisait quand même juste pour un premier single lâché en porte-étendard. De quoi inquiéter.
Sauf que quelques jours plus tard, c’était au tour du clip (ci-dessus) de débarquer sur la toile ! Et là… et là, il y a carrément de quoi faire dans son froc quand on voit le manque d’audace du truc. Un clip vite torché, sans aucune tension, avec pour tous éléments subversifs un bidon qui crame et un rat crevé… Non vraiment. Où est passé l’esprit trash de « Smack My Bitch Up » ? Comment peut-on choir à ce point dans la soupe sans âme du politiquement correct quand on a été -pour le grand public- le symbole même du techno-punk britannique ? (cf. Keith Flint)
Prodigy a toujours beaucoup évolué d’un album à l’autre, mais il y a fort à parier que s’ils s’étaient figés en 97 à la sortie de The Fat of The Land, personne n’y aurait trouvé à redire musicalement ou esthétiquement. Alors, en attendant comme en 2004 la déception prévisible du nouvel album, tournons-nous une nouvelle fois vers leur glorieux passé : dur, dur de succéder à son propre chef d’oeuvre…



Le single est décevant oui, mais c’est peut-être un peu tôt pour mettre l’album à la corbeille.
On va l’écouter avant… il est encore permis d’espere non?
J.C.